Avant de boire l'eau, le rouge-gorge doit percer la glace. Un hiver à Sion, Valais
NOTRE PLANETE, NOTRE HUMANITE
Descente en cyclo de fabrication locale, Ban Houay Phot, Laos septentrional
Musique au Yunnan (Chine) en trois tableaux explicités dans le film
L'AUTEUR ET LES THEMES
Je suis Pierre Stalder, géologue retraité, rendu soucieux par l'évolution de notre environnement. À travers ce site, je vous invite à partager mon regard sur une Planète complexe et fragile ainsi que sur Ceux qui l'habitent.
Brièvement, mon parcours . Diplômé et PHD de l'EPFZ (Suisse), j'ai dédié ma carrière à l'exploration des hydrocarbures au sein de Shell International. Mon métier m'a mené des laboratoires de recherche aux postes de direction dans plusieurs pays, traquant les ressources cachées du sous-sol. Désormais installé à Sion, où j'observe la nature et les hommes.
Contact : pierre.stalder@bluewin.ch
L'auteur sous La Maya, Valais
Quatre thèmes, fort différents les uns des autres, vous attendent. Cliquez sur une des images ci-
dessous pour les explorer. Chacune de celles-ci est commentée dans le texte du thème qu'elle symbolise.
En introduction, je vous propose quelques Fragments de l'histoire de la Terre pour situer les thèmes traités. Le premier de ceux-ci, "Diagénèse d'un grès", s'immerge dans l'infiniment petit pour observer les phénomènes qui métamorphosent le sable en grès. Le second, "Débâcle tardiglaciaire et cônes alluviaux en Valais central", change de perspective pour analyser les traces des crues destructrices, mais aussi bâtisseuses, ayant modelé le paysage valaisan lors du retrait du glacier du Rhône. Le troisième, "Frères Humains: Portraits et Scènes de Vie", adopte une approche humaniste en dévoilant une série de portraits et de scènes de vie glanés au cours de mes déplacements. C’est une ode à la fraternité. Enfin, le quatrième, "Préhistoire au coeur de Sumatra", relate la découverte fortuite, en 1974, d'un gisement préhistorique en pleine jungle indonésienne.
FRAGMENTS DE L'HISTOIRE DE LA TERRE
Façonnée par les forces telluriques, la vie s’est déployée sur une Terre en métamorphose permanente. Des impulsions volcaniques à la dérive des continents, chaque cycle géologique a profondément réécrit nos paysages. Le socle minéral de ceux-ci constitue un système dynamique, dont les pulsations orchestrent l’équilibre délicat de la biodiversité.
L'histoire de notre planète se décline en longs cycles d'orogenèse d'environ 250 millions d'années, alternant entre genèse montagneuse (les orogénèse) et inexorable érosion . Au cœur de ces périodes s'inscrivent des oscillations climatiques plus brèves, de l'ordre de 100 000 ans. L’érosion démantèle les massifs, générant des sédiments dont le sable qui, après transport, se transforme en grès (Thème 1), avant d'être réintégré dans un nouveau cycle orogénique. Parallèlement, les mécanismes astronomiques dictent des cycles climatiques où alternent glaciations et épisodes de réchauffement interglaciaires, générateurs de débâcles massives. Dans le cas du glacier du Rhône en Valais, ces débits torrentiels ont transporté les débris de l’orogenèse pour combler les dépressions bordant l'ancien glacier ou pour sculpter des reliefs imposants comme les cônes alluviaux (Thème 2). Émergée des océans primitifs il y a 3,5 milliards d'années, la vie a résisté à de multiples crises. La sixième extinction que nous traversons, d’origine anthropique, pourrait toutefois s’avérer fatale. Seuls un respect profond de l'habitat naturel et une solidarité envers l'ensemble des espèces permettront peut-être d’inverser cette dynamique de disparition (Thèmes 3 et 4).
La phase de construction : les orogènes
Chaînes de montagnes datant principalement de l'ère tertiaire (tons beige à brun) et dorsales océaniques (nuances de bleu clair) marquant la séparation des plaques tectoniques . Hormis ces orogènes récents, les continents sont formés d'orogènes anciens plus ou moins érodés.
Glacier de Saleinaz et massif du Mont-Blanc, cliché de W. Mittelholzer (1929). Cette saisissante perspective n'est qu'un faible témoignage des reliefs colossaux façonnés, à l'échelle planétaire, par la collision des plaques tectoniques et les phénomènes d'érosion .
Outre le Mont Blanc, les alpinistes reconnaîtront les Aiguilles Dorées, le Chardonnet, l'Aiguille d'Argentière, l'Aiguille Verte, le Tour Noir, les Aiguilles Rouges du Dolent, le Dolent, les Grandes Jorasses, l'Aiguille du Midi.
La phase de destruction : exemple de la pénéplaine hercynienne
Le Grand Chavalard (Valais) dévoile un affleurement de la pénéplaine hercynienne. Ce contact géologique majeur illustre l'érosion intense des chaînes hercyniennes avant la transgression du Trias.
Perspective orbitale du Grand Chavalard dévoilant la trace de la pénéplaine (ligne tiretée rouge) et sa surface cachée (rouge transparent) sous l'empilement de couches plus jeunes. Cette surface de jonction, née de l'érosion puis altérée par l'orogenèse tertiaire, se prolonge bien au-delà du cadre de ce cliché.
Accompagnant l'histoire du globe, des volcans dormants ou furieux
Dominant Téhéran de ses 5610 m, le majestueux Damavand demeure, malgré son sommeil, le siège d'une activité fumerolienne à l'intérieur du cratère situé au sommet de l'édifice.
Conséquences dramatiques de l'éruption du Pinatubo en 1984 : d'importants lahars, ces flux de débris volcaniques mobilisés, ont dévalé les reliefs pour ensevelir les vastes plaines environnantes au sein de la province de Pampanga, île de Luçon, Philippines.
DIAGENÈSE D'UN GRÈS
Les sables : de l'érosion au dépôt sédimentaire
La dégradation des reliefs produit des grains allant de 60 µm à 2 mm. Portés par les courants, ceux-ci se déposent, sous forme de couches de sable, dans des bassins continentaux (deltas, lacs, rivières, déserts) et marins littoraux et abyssaux.
Le plateau de loess chinois illustre le transport éolien d'un silt très fin depuis l'Asie Centrale. À droite, une falaise limoneuse située entre les cités de Xi'an et de Pékin.
Accumulation de particules sableuses au cœur des Wahiba Sands, en bordure du désert salin d'Um as Samim dans le sultanat d'Oman.
Séquence de varves lacustres révélant des dépôts sableux fins déposés lors de la déglaciation du glacier du Rhône, observée sur les hauteurs de Sion.
La diagénèse : quand le sable se solidifie en grès
Une fois déposé, le sable connaît, par enfouissement, les altérations de la diagenèse dans un intervalle de 0 à 150-200°C. Au cours de la phase de diagenèse précoce, effectuée à faible profondeur, le processus de compaction commence. Si l'enfouissement se poursuit, qui peut atteindre 5 km pour une température de 150-200°C, les mécanismes de la diagenèse profonde s'activent en intensifiant les phénomènes de compaction, de dissolutio-recristallisation et de cimentation, faisant du sable meuble un grès cohérent. Amenés, par des contraintes tectoniques à des profondeurs où règne des températures de 200 à 300°C, le domaine de l'anchimétamorphisme , le grès subit de profondes modifications minéralogiques. Au-delà, le métamorphisme prend le relais, avec formation de quartzite, marbre, schiste, gneiss, etc.
Le milieu souterrain constitue donc un véritable réacteur qui modifie la composition minéralogique originelle. L'analyse pétrographique en lames minces permet d'observer ces transformations structurelles. Vous êtes invités à découvrir ces mécanismes et à consulter, si vous le désirez, une galerie plus complète d'images et d'explications en cliquant sur ce cliché.
Fondamentaux pétrographiques
La roche mère définit la chimie des futurs grès. Un socle granitique, de type continental, produit des roches quartzeuses matures, tandis qu'une origine océanique génère des grès immatures riches en minéraux ferromagnésiens. Les analyses au microscope pétrographique ou électronique à balayage (MEB) démontrent que la nature du matériel initial oriente l'évolution diagénétique de la roche .
Le grès immortalise en quelque sorte les échanges avec les fluides et les transformations liées à l'enfouissement. On retrace ce cheminement, notamment par l'analyse microscopique des contacts entre les grains pour quantifier la compaction.
Cette micrographie illustre les divers contacts intergranulaires, fournissant des indices essentiels sur le degré de compaction, l'enfouissement maximal atteint ainsi que les processus physico-chimiques influençant la cohésion de la roche.
L'inventaire des minéraux néoformés (figure ci-contre) permet de dresser une chronologie paragenétique précise. Cette séquence traduit les variations de température, de pression et de pH subies par la roche, influençant sa porosité finale. La profondeur maximale historique est déduite de marqueurs comme la cristallinité de l'illite, la vitesse des ondes acoustiques ou le pouvoir réflecteur de la vitrinite, un minéral du charbon.
Observation des premiers stades diagénétiques
Cliché d'un grès triasique vieux de 200 millions d'années. Cet échantillon présente des grains d'origine fluviatile enrobés de goethite (hydroxyde de fer). Un ciment de quartz authigène a ensuite assuré la lithification finale, figeant la texture de la roche et réduisant drastiquement sa porosité initiale. Les contacts intergranulaires de type point indiquent qu'il s'agit de diagenèse précoce, antérieure à toute compaction.
Plaque de grès fluviatile stratifié provenant du Trias d'Allemagne du Sud. Une rubéfaction intégrale lors de la diagenèse précoce a précédé une phase ultérieure, probablement liée au soulèvement tectonique, où l'immersion dans des fluides acides a provoqué une décoloration irrégulière par dissolution de la goethite.
Focus sur la diagénèse de haute pression et le domaine de l'anchimétamorphisme
Sur cet échantillon, la cristallisation de la dolomite a précédé celle du quartz authigène, lequel a finalement comblé la porosité résiduelle de cette roche.
Micrographie MEB d'un grès Permien de la Mer du Nord. La forte compaction est signalée par des contacts intergranulaires concavo-convexes. La présence d'illite à cristallinité élevée - elle a été mesurée - suggère que la roche a atteint des profondeurs d'enfouissement bien supérieures à sa position actuelle dans le forage pétrolier.
Cette micrographie révèle des filaments d'illite formés antérieurement à la croissance des cristaux de quartz. Grès Permien de la Mer du Nord.
Ce cliché témoigne d'une compaction extrême. La pression lithostatique a engendré une dissolution partielle des grains de quartz. Le quartz dissout a recristallisé sous forme de microcristaux en périphérie des grains et dans les rares pores encore présents. L'extinction onduleuse du quartz révèle également les fortes contraintes physiques subies.
Cette coupe montre une transformation typique de l’anchimétamorphisme d’un grès volcanique. On y observe un cristal de plagioclase, aux contours nets, intégralement remplacé par de la prehnite. La présence de ce minéral est un indicateur précis des conditions de température et de pression extrêmes subies par la roche lors de sa transformation minéralogique.
Destins de grès
Economique
Affleurement de Rotliegend. Ce dépôt de sables éoliens du Permien forme aujourd'hui les réservoirs du gaz exploité dans la Mer du Nord, en Allemagne, en Pologne et aux Pays-Bas.
Au Venezuela, les Tepuys de Canaima sont des plateaux de quartzite vieux de 2 milliards d'années. L'érosion de ces roches libère des diamants piégés autrefois dans les sables originels.
Scientifique
Structure anticlinale dans l'Alborz, Iran. Ce grès Cambrien alterne l'ocre et le gris métallique, résultat de la transformation, en milieu réducteur, de la goethite en hématite.
Royal et religieux
Fatehpur Sikri est un chef-d’œuvre architectural du XVIe siècle bâti en grès rouge. Erigé par le sultan Akbar, il a été délaissé pour des raisons climatiques en faveur de Lahore.
La cathédrale de Bâle présente un parement en grès rouge du Trias. Cette couleur est due à la présence de goethite, un hydroxyde de fer authigène, ayant encroûté les grains de sable lors de la phase initiale de lithification.
Sportif
La cathédrale de Lausanne a été bâtie en grès de molasse locale, peu induré qui exige un entretien constant.
Ascension des parois verticales du Navajo Sandstone en Utah. On y distingue une stratification entrecroisées, typique des dunes désertiques.
DEBÂCLE TARDIGLACIAIRE ET CÔNES ALLUVIAUX
EN VALAIS CENTRAL
Lors de la phase terminale du retrait du glacier du Rhône, des sables et graviers torrentiels ont été déposés dans des dépressions longeant, sur son flanc méridional, l'axe de la vallée. C'est le sujet d'une première étude, publiée dans le Bulletin de la Murithienne et intitulée "Témoins de la fonte du glacier du Rhône sur le coteau de Sion (Valais, Suisse)". Suite à la disparition de ce glacier, des précipitations catastrophiques, supplémentées par le dégel du permafrost, ont engendré des débâcles aboutissant à la construction de cônes alluviaux sur les deux versants de la vallée du Rhône, sujet d'une deuxième étude inédite (par manque de réviseurs) et intitulée " Cônes alluviaux de la fin de glaciaire au début de l'Holocène sur les flancs de la vallée du Rhône (Valais central, Suisse)". Ces deux travaux proposent une réinterprétation de la couverture Quaternaire , permettant d'affiner la précision des cartes géologiques de la région.
Aperçu de la première étude
Quatre affleurements de dépôts tardiglaciaires, étalés sur 3.5 km entre 625 et 550 m d’altitude sur le versant nord de la Vallée du Rhône, dans la région de Sion ( Valais, Suisse ), sont décrits et interprétés. Trois sont constitués de sédiments fluvioglaciaires / glaciolacustres ou morainiques ayant enregistré le passage du Glacier du Rhône durant sa fonte. Quant au quatrième, constitué de dépôts gravitaires accumulés dans une étendue d’eau, sa relation indubitable avec le retrait du glacier reste à établir. Ces sédiments dérivaient de sources locales fluvioglaciaires et morainiques et, dans une moindre mesure, distales ( Massif de l’Aar et peut-être région Pennique ). Un climat tempéré et humide a favorisé, dans certains cas, des phénomènes de diagénèse précoce, tels que cimentation calcaire, altération des minéraux ferrugineux ( biotite ), rubéfaction des constituants et l’altération profonde, « in situ », de galets et blocs. L’âge de ces sédiments et la corrélation des séquences ne sont abordés que brièvement en raison du manque de datations. Après une période d’érosion, les séquences sédimentaires tardiglaciaires résiduelles, comme dans toute la région, ont été recouvertes d’une couche de lœss.
Overview of the first study
Four outcrops of late glacial deposits, spread between 625 and 550 m a.s.l. on the northern slope of the Rhône Valley in the Sion area ( Valais, Switzerland ) are described and interpreted. Three of those, comprised of fluvioglacial / glaciolacustrine or moraine sediments, record the position of the Rhône Glacier during its melting. The fourth outcrop, comprised of debris-flow sediments accumulated in a water body, may or may not be related to the glacier position at the time of deposition. The sediments were derived from local sources ( fluvioglacial and moraine deposits ) and to a lesser extent from distal ones ( Aar Massive and possibly Pennine Alps ). The prevailing mild and humid climate favored early diagenetic phenomena such as calcite cementation, alteration of ferrous minerals ( biotite ), reddening of the constituants and « in situ » deep alteration of cobbles and boulders. The timing and correlation of the sequences / layers are only briefly broached in view of the absence of age datings. Following a period of erosion, the residual late glacial sequences, as well as the entire region, were covered by a layer of windborne lœss.
Texte intégral en français en cliquant sur un des deux clichés.
Sur le flanc méridional de la vallée du Rhône, cachés sous une couverture de loess et de sol de vigne, se révèle la présence de dépressions dans lesquelles se sont accumulés des lits de graviers et sables torrentiels et de moins fréquentes argiles lacustres. Ce cliché....
Cette coupe illustre les dépôts de rivières coulant entre le glacier "moribond" et le versant rocheux. Sables et graviers alternent, parfois visiblement victimes d'érosion, qui témoignent, et témoignent des variations de puissance du courant.
Aperçu de la deuxième étude
Après le retrait du glacier du Rhône, des cônes de déjection se sont formés sur les versants de la vallée (Valais central) entre la fin de la période glaciaire et le début de l’Holocène. Ils résultent d’apports successifs de coulées de débris, de sable et de dépôts torrentiels, puis de strates chaotiques riches en éléments morainiques et en fragments du substratum. Ces cônes ont ensuite été partiellement érodés avant d’être recouverts par un lœss d’environ 10 000 ans BP. Sur le flanc sud, de volumineux cônes ont contribué au comblement de la vallée et se seraient mis en place avant le glissement de Sierre, hypothèse non vérifiable sur le versant opposé. Un important glissement a affecté le plus grand cône du flanc sud, illustrant l’instabilité des pentes. L’ensemble de ces phénomènes, sur les deux versants, est interprété comme une réponse à la fonte du pergélisol et à l’augmentation des précipitations liée au réchauffement régional. Ce scénario s’oppose au modèle actuel, qui attribue les dépôts des pentes à des moraines du glacier du Rhône, et il est probablement valable dans d’autres secteurs de la vallée.
Overview of the second study
After the demise of the Rhône glacier, Late Glacial to Early Holocene alluvial fans covered the Penninic substratum of the Rhône valley flanks (central Valais, Switzerland) and then were partly eroded before loess was deposited. Towards the end of the fans’ building phase, as the local sources (rock glaciers and water expanses) became exhausted, the constitutive stacks of debris-flow, subordinate sand-flow (South flank only) and torrential deposits were capped by chaotic ones enriched in Rhône glacier and local moraine material as well as pieces of substratum. The emplacement of the voluminous S flank fans contributed to the filling of the valley and likely preceded that of the Sierre landslide. Although probable, this cannot be demonstrated on the opposite side. Testimony of theslopes’ instability, significant land-sliding took place on the largest fan of the S flank. The sequence of events, which is common to both sides of the valley, is interpreted as a response to permafrost melting and abundant precipitations induced by regional warming. This story very much differs from the current one wherein Rhône glacier deposits cover the valley flanks. It has remained unpublished for lack of reviewers.
Texte intégral en français en cliquant sur le cliché de gauche. English version by clicking on the right handside picture .
Cette paroi du versant sud de la vallée du Rhône révèle l'empilement cyclique des coulées de débris. La discordance entre CH3 et CH4 témoignede l'énergie cinétique des torrents qui ont bâti ces cônes.ire.
At the Valençon site, this cliff illustrates how the vertical stacking of debris flows leads to the formation of a prograding alluvial fan.
Ces portraits et scènes de vie ont été glanés au fil de mes pérégrinations, de 1965 à 2018, . En ouvrant cette galerie, vous découvrirez des visages et des instants, capturés sans prétention artistique mais avec sympathie. J'ai souhaité rendre hommage à la richesse de nos cultures, en posant un regard spécial sur l'enfance, notre promesse d'avenir. Chaque cliché est un merci adressé à ces inconnus qui, de bon coeur, m'ont offert leur vérité. Enfin, par-delà les frontières et les langues, ces images nous murmurent que nous sommes tous frères.
Galerie à disposition par en cliquant sur l'un des trois clichés.
Bergers rencontrés en 1966 sous le sommet du Kurgesou (3720m), Taleghan, Iran
Dans cet album dédié à la fraternité, la faune occupe aussi une place . Ces images d'êtres vivants, captés localement, illustrent notre cohabitation fragile sur une planète en plein bouleversement. Rendre hommage aux animaux, c'est reconnaître notre dette envers la nature et cultiver un respect profond pour chaque forme de vie. Ces clichées sont une invitation à protéger ce qui nous unit au règne animal et à célébrer la richesse de la biodiversité terrestre. Vous pouvez explorer ces images via l'un des liens ci-dessous.
FRERES HUMAINS: PORTRAITS ET SCENES DE VIE
Le renard se réveille dans mon jardin, le merle s'étonne et le papillon butine, tous les trois sur le coteau de Sion en Valais
Nos compagnons du monde animal
Père et fils Papous, Bowutu Mountains, Papouasie en 1970
Le Papafier de sa fille, Ad Dariz, Oman en 1972
PRÉHISTOIRE AU CŒUR DE SUMATRA
Lors d’une mission d’exploration en 1974, mon parcours a croisé fortuitement des vestiges d’une activité ancestrale humaine, nichée dans la jungle de Sumatra. Ce site préhistorique se distingue par une industrie lithique particulière : de petits outils en éclat, minutieusement façonnés dans du bois silicifié local. Ces artefacts, rares témoins d'une occupation précoce, appellent une étude scientifique rigoureuse pour compléter l'inventaire archéologique indonésien. Cependant, l'accès à ce site reculé demeure complexe, entre une infrastructure dégradée par l'érosion tropicale et une faune sauvage riche en tigres, singes, serpents, scorpions et autres insectes). Ce gisement constitue un maillon méconnu du passé de Sumatra que je souhaite partager ici.
Je vous invite à consulter la galerie dédiée en cliquant sur l'image de gauche ci-dessous.
Exemples d'artefacts découverts sur ce site de Sumatra.
Edge detail of one artefact, suggesting
the use of percussion techniques.
C’est un plaisir d’avoir partagé ces instants avec vous. En vous remerciant de votre visite, j'espère que vous y avez trouvé quelque intérêt ou même quelque plaisir.